Infrastructures / la Côte d’Ivoire malade de ses routes

Version 1

    Il suffit de quitter Abidjan et l’autoroute du nord pour voir le vrai visage des routes ivoiriennes. Celles-ci souffrent d’un mal pernicieux dont-il faut trouver un remède durable et efficace. Elles sont totalement dégradées et quasi impraticables. Au point que les emprunter constitue un vrai parcours de combattant. En plus de cela, elles endommagent les engins et sont sources de graves accidents qu’enregistre la Côte d’Ivoire.

    Pour la gouverne de tous, nous vous invitons à parcourir certaines routes avec nous. D’abord sur l’autoroute du nord. Juste après Toumodi, en partance pour Yamoussoukro. Des dos d’âne qui s’étendent sur près de 10 km. De nombreux usagers ignorants cela ont achevé leur course là. Autocar, remorque, voiture personnelle, véhicule de type 4X4, tous sautent sur ce petit parcours comme des moutons.

    Au-delà de Bouaké, en partance pour Ouangolodougou, c’est la catastrophe. Le bitume n’existe pratiquement plus. Il a fait place à de gros trous, si bien que les véhicules sont obligés de décrire des arabesques pour avancer.

    Le comble, c’est le tronçon N’douci-Divo-Gagnoa. Que de difficultés pour les automobilistes ! Chaussée rétrécie ; crevasse par-ci, ni de poule par-là ; De gros trous qui rongent une grande partie de la voie, dans lesquels de bonnes volontés accrochent des chiffons rouges sur des bois pour signaler le danger. Les axes Divo-Hiré-Oumé, Gagnoa-Oumé-Toumodi, ne sont pas en reste. Ces parcours sont parsemés de crevasses. Les conducteurs n’ont pas d’autre choix que de se jeter là-dedans.

    Le tronçon Yamossoukro-Bouaflé n’est pas en reste. Cette voie maintes fois réhabilitée présente toujours le même visage. Bitume décapé, nids-de-poule, etc. Ceux qui empruntent le tronçon Dimbokro-Bocanda-Ouellé quant à eux se perdent en conjecture. Ils ne savent plus s’ils roulent sur une voie bitumée ou une piste villageoise.

    Autre exemple. La ville de Yamoussoukro, capitale politique et administrative du pays. Parfaite illustration de l’état de dégradation des voies urbaines. Ici, toutes les belles et larges voies qui faisaient la fierté de la capitale sont désormais dans un piteux état. Il suffit de parcourir les voies de la Fondation Félix Houphouët Boigny, la grande mosquée de la Paix, Assabou-Bon grain, carrefour Vieux Simon, carrefour la vie et autres pour s’en convaincre.

    Comme on le voit, la situation est inquiétante sur tout l’ensemble du territoire national. Les infrastructures routières se dégradent au fil des jours et à une vitesse vertigineuse. Et ce, sous les regards bienveillants du ministère de tutelle avec ses démembrements que sont l’Ageroute, le Bnetd, le Fer qui peinent à trouver une solution durable.

    Conséquences, cet état défectueux des routes, non seulement occasionne de nombreux accidents qui endeuillent de nombreuses familles, mais il crée d’énormes désagréments aux usagers. Qui dépensent de fortes sommes d’argent pour l’entretien de leurs engins qui tombent en panne à chaque voyage.

    http://news.abidjan.net/h/594190.html

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