Le secteur informel... en voie de reconnaissance par le FMI?

Version 1

    Le secteur informel commence à intéresser le FMI. C'est ce que nous révèle l'article de Jeune Afrique:

     

    "le rapport du FMI [...]pour la première fois, se penche sur le secteur informel jusque-là considéré plutôt comme une plaie. Le Fonds estime désormais que ces entreprises, qui ne paient ni impôts ni charges sociales, sont essentielles pour les populations. Selon les pays, elles pèsent entre 25% et 65% du produit intérieur brut de l’Afrique subsaharienne et entre 30% et 90% de son emploi non-agricole.

     

    Le Fonds conseille d’améliorer leur productivité toujours médiocre en facilitant leur accès au crédit et aux infrastructures (électricité surtout) afin de les aider à croître et à devenir, un jour, « formelles ».

     

    http://www.jeuneafrique.com/436137/economie/afrique-subsaharienne-fmi-devoile-previsions-de-croissance-se-penche-secteur…

     

    Cet article soulève plusieurs points et questions intéressants:

    • d'abord , les chiffres sont très imprécis: entre 30 et 90% de l'emploi non agricole à imputer au secteur informel! Cette fourchette est tellement large qu'elle mérite bien sûr d'être précisée pays par pays et secteur par secteur.
    • Quelles corrélations entre l'ampleur de ces chiffres et la vitesse de développement ?
    • Quelles corrélations entre ces chiffres et la capacité des acteurs à innover avec de nouveaux business modèles ?
    • Pour le secteur du transport, quelles corrélations entre ces chiffres et pollution/mortalité routière/ congestion/
    • comment moderniser le secteur informel pour lui permettre de jouer un plus grand rôle dans le développement économique à valeur ajoutée?