Des scooters en libre-service à Paris en 2016 ?

Version 2

    La campagne des municipales donnent des roues libres aux Radicaux de gauche qui présentent un projet de scooters en libre-service et cherchent à faire liste commune avec les socialistes. Ce "chaînon manquant" entre Autolib' et Velib' est censé répondre au besoin grandissant des Franciliens pour le transport en deux roues motorisé. Un système déjà retenu à Barcelone.

     

     


    Le scooter en libre-service "Motit" sillonne déjà les rues de Barcelone, en Espagne. ©

    Après Autolib’ et Vélib’, Paris va-t-il faire de la place à des Scoot'lib ? Un service de location de scooters électriques de courte durée, basé sur le même principe que les Bluecar électriques de Bolloré ou les vélos de JCDecaux.

    Pour l’instant, Scoot'lib est encore à l’état de projet, c'est l'une des propositions du programme du PRG (Radicaux de gauche) pour la campagne des municipales à Paris. Le projet a cependant déjà été présenté et approuvé au conseil municipal du 13 et 14 octobre 2013.

     

    Concrètement, la Ville de Paris va donc mener une étude de faisabilité. Et selon les conclusions, les premiers Scootlib’ pourraient circuler dans la capitale à l’horizon 2016. A l’heure où nous écrivons ces lignes, le PRG et le PS sont encore en négociation pour présenter une liste commune aux municipales, à Paris. Selon les radicaux de gauche, le projet Scoot'lib devrait faire partie du programme commun avec le PS, si cette union se concrétise.

    "Nous avions déjà présenté ce concept en 2008. Mais le succès d’Autolib’ et de Velib’ lui donne une toute autre dimension", explique-t-on dans l’entourage de Jean-Bernard Bros, président du PRG Paris. "Scootlib’ répond à un besoin de la part des Parisiens qui sont de plus en plus nombreux à opter pour le deux roues motorisés", poursuit-on au PRG. Ça c'est sur, il n'y a qu'à voir le nombre de scooters qui stationnent de manière sauvage sur les trottoirs de la capitale...

     

    Selon une récente étude du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), l’utilisation du scooter y a bondi de 34% en dix ans. La cible de Scootlib’ serait un Parisien "actif", utilisant le service pour des raisons personnelles mais aussi professionnelles.


    Des scooter électriques avec obligation de permis B

    L’atout du scooter est bien entendu la rapidité de circulation en zone de trafic dense, rappelle le PRG. Reste que les deux roues posent de nombreux problèmes de sécurité en ville. Ils représentent la moitié des blessés dans les accidents de la capitale pour seulement 15% du trafic.
    Scootlib’ pourrait ne risque-t-il pas d’encore aggraver ces chiffres ?  "Des mesures de sécurité peuvent être prises. Nous prévoyons par exemple de proposer des scooters électriques nécessitant un permis B. Par ailleurs, ces véhicules pourraient intégrer des arceaux de sécurité, ou encore un moteur bridé pour ne pas dépasser les vitesses autorisée", rassure le PRG.

    Scootlib’ existe déjà ailleurs en Europe : en mai 2013, Barcelone a dévoilé ses Motit, des scooters électriques en libre-service  géré par la société Going Green. Des deux-roues, capables de faire des pointes à 65 km/h avec une autonomie de 40 à 60 kilomètres, selon la conduite. Tarifs ? Quatre à six euros de l’heure. Quant au casque, il est logé sous le siège qui se déverrouille une fois la location active.

     

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